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~ Le vignoble: Situation et conduite du terroir ~


Le Domaine d'AUPILHAC se situe à Montpeyroux à 36 Km au nord-ouest de Montpellier. La cave, qui se trouve au cœur du village, a été créée en 1989 dans la maison familiale.
Notre famille cultive la vigne depuis plus de 5 générations. Une partie des vignes se répartit en « terrasses » exposée au Sud-Ouest sur le lieu- dit appelé « Aupilhac ». Le Mourvédre et le Carignan en sont les cépages principaux complétés par la Syrah, le Grenache et le Cinsault.
L'autre terroir se trouve sur le site « Les Cocalières » à trois cent cinquante mètres d'altitude exposée au nord ouest. La Syrah y est dominante complétée par le Mourvédre et le Grenache. La partie la plus orientée au Nord accueille quatre cépages blancs de l'appellation Coteaux du Languedoc qui sont la Roussanne, la Marsanne, le Grenache blanc et le Rolle (Vermentino).
Enfin, « Les Plôs de Baumes » ancienne propriété de mon grand-père maternel Marcel Baumes, se trouve à Aniane, sur des graves apportées par le fleuve « Hérault ».
Les labours réguliers font descendre les racines afin d'atteindre la fraîcheur du sous-sol (le terroir). Ils facilitent ainsi la résistance de la vigne aux éventuelles sécheresses estivales. Le respect du sol avec la préservation de son équilibre est notre priorité.
Nous vendangeons manuellement. La maturité de la peau est très importante pour une extraction facilitée des arômes et de la couleur ainsi que l'obtention de tanins soyeux. Sur les jeunes vignes nous pratiquons les vendanges vertes pour éviter à la vigne de souffrir de la chaleur et donc favoriser l'enracinement.
Les levures indigènes (du terroir) font fermenter naturellement les raisins. L'élevage s'effectue en foudres et barriques dans notre chai enterré. Nous faisons nous même nos mises en bouteilles au Domaine sans filtration.

Nous considérons que le travail à la vigne a beaucoup plus d'influence sur la qualité d'un vin que celui de la cave.

~ L'histoire ~


historique

Je suis issu d'une famille de vignerons depuis plus de 5 siècles. Mon tris-aïeul faisait du vin sur Aupilhac et l'expédiait dans toute la France à la fin du XIX ème siècle .
Le Domaine d'Aupilhac voit le jour en 1989 avec mon installation en tant que vigneron mais aussi producteur de melons, d'asperges, de tomates et de pèches. A partir de 1992 la culture de la vigne a été exclusive. Toutefois mon père, Charles Fadat, ornitologue de profession, avait cultivé et développé en temps que passionné les vignes dont certaines appartenaient déja à mes grands pères paternel et maternel.


historique

De 1989 à 1992, les vinifications sont effectuées dans des citernes de camions, dans la cave qui n'avait pas encore de toiture. Je mettais en bouteille les vins avant l'été suivant. En 1993, j'ai construit une cave couverte et me suis équipé de matériels de vinification plus fonctionnels et modernes. Nous avons planté et acheté des vignes chaque année, ce qui a entraîné des agrandissements continuels. En 1997, nous créons la cave enterrée pour mettre les barriques et les foudres. En 1998, j'ai pris la décision de trouver un terroir différent, ce qui a entraîné l'acquisition d'un coteau en altitude, cultivé il y a 2 siècles, mais abandonné depuis.
Ce lieu en forme d'amphithéâtre, au milieu de la garrigue à 350 m d'altitude, s'appelle les Cocalières. Deux ans plus tard, nous construisons un chai d'embouteillage et de stockage. Nous pratiquons la Culture Biologique, (encore en conversion) avec la certification Ecocert. NOUVEAUTE: je viens de prendre en fermage 2.5 hectares de cinsault, juste en dessous de mes vignes de Cocalieres. Cela me servira pour le Lou Maset et pour éventuellement participer à l'équilibre du Montpeyroux. Cette vendange ne sera donc pas assemblée avec le vin de Cocalieres. A suivre...


~ Les acteurs d'Aupilhac ~


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...sans oublier bien sûr tout les intervenants saisoniers, les stagières ,les vendangeurs, la famille et les amis.

Saison 2006: "Vin" dieu, c'est mûr -- Branle bas le combat...


Petites pluies et chaleur suivient de la fraîcheur aoutienne... Après un long hiver froid et un printemps sec, il nous manque de l'eau pour passer l'été tranquille : il commence à faire très chaud et les dernières pluies datent du mois de février ! Le 13 juillet est un jour béni par Dionysos. Nous bénéficions d'un orage important qui revigore rapidement les vignes. Un peu de grêle sur Cocalières tempère ma joie, mais le résultat est néanmoins positif. Le mois d'août a été plus frais, et arrosé le 15 et le 22 août, permettant aux raisins de mûrir régulièrement. Les vendanges commencent les derniers jours du mois d'août pour Aupilhac. Dix jours plus tôt qu'en 2005. La maturité de la peau des raisins ainsi que l'état sanitaire ont rarement été aussi bons. Nous vendangeons les Cocalières trois semaines plus tard, pour terminer le 24 septembre. Quelques vins fermentent encore, notamment les blancs, mais l'équilibre ainsi que le fruité s'expriment déjà à la dégustation… L'élevage suit son cours. Grande nouveauté de l'automne : la naissance, non pas d'une nouvelle fille, mais d'une nouvelle cuvée que nous appelons « La Boda ». Ce vin symbolise l'union du terroir d'Aupilhac et de celui des Cocalières. Le tout, élevé 24 mois dans des grandes barriques sélectionnées pour la qualité de leur bois.
Sylvain Fadat

Saison 2005: "Les soucis et les doutes..."


Le printemps est pluvieux et nous avons du retard sur les labours car il pleut souvent et certaines vignes avec des secteurs argileux, demande du temps pour bien se sécher. L'été est équilibré en pluviometrie et n'est pas caniculaire. Nous vendangeons les blancs et la syrah entre le 2 et le 6 septembre. Bien nous en prend car il tombe plus de 100 mm le 7 et le 8. Nous nous arrétons donc de vendanger pendant une semaine et reprenons pour tout terminer le 24 septembre. C'est une année avec une troisieme génération de vers de la grappe tres dynamique et il faut trier dans certaines vignes touchées. Heureusement qu'il n'y a pas de vers à Cocalieres. Il y a depuis toujours des secteurs favorables aux vers de la grappe et d'autres où nous n'en voyons jamais !!! C'est un peu comme d'autres endroits seront plus gélifs, ou d'autres parcelles plus sujet à la grêle. Certains cépages seront plus sensibles aux attaque de flavescenses dorées (le Grenache par exemple qu'il a fallut que j'arrache en grande partie en 2001). Cette liste de "particularités" duent au terroirs, au cépage, à l'exposition... est infinie et il faut bien connaitre sa Terre pour anticiper les remèdes. La recolte, en cette année 2005 est donc petite. Les vins aussi me font inquiéter en cave. Les blancs mettent un an pour faire la fermentation malolactique. Les rouges finnissent à peine leur fermentation alcoolique, plus d'un an aprés les vendanges. En bouteilles, les blancs s'ouvrent doucement mais en ce mois de janvier 2007, ils commencent à s'exprimer. Le fruité carractérise les rouges, qui eux sont plus ouvert. Le Lou Maset 2005 est d'ailleur presque épuisé. L'assemblage du Montpeyroux n'est pas terminé et il sera disponible à l'automne 2007. Les Cocalieres rouges redeviennent tres aériens, plus proches des 2003 que des 2004 qui étaient un peu trop concentrés à mon goût. en effet, apres la chaleur de 2003, je n'ai pas voulu risquer une nouvelle souffrance pour les vignes en cas de nouvelles secheresse et chaleur éventuelle (cela n'a pas été le cas, mais je ne suis pas devin ni sorcier), et j'ai donc fais une vendange verte sévère. Le vin a donc été plus extrait et donc avec moins la particularité du terroir dans ces premieres années. Mais pas de soucis, le terroir, quand il y en a un, reprend toujours le dessus sur les contraintes viticoles ou oenologiques, et le 2004 va évoluer sur la fraîcheur et le minéral dans peu de temps. Sylvain Fadat

Saison 2004: "Plus de peur que de mal..."


En effet, après un été équilibré en pluies (précipitations fin juillet) et plutôt frais, donc susceptible de donner de la fraîcheur au vin, de gros orages fin août et début septembre ont fait craindre le pire. La première Syrah n'est pas extra, malgré une attente de trois jours après la pluie; fruitée mais manquant de chair. Les blancs semblent réussis mais on attend les fermentations malolactiques. Et puis notre cher Mistral, que l'on critique la plupart du temps (comme cette année début juillet) s'est mis à souffler et la tension nerveuse est redescendue. Voyant cela, nous nous sommes permis d'arrêter les vendanges durant cinq jours.
Il fallait ce coup de séchoir en profondeur pour que les raisins se rééquilibrent. La suite, c'est-à-dire les dernières Syrah et surtout le Mourvèdre et le Carignan semblent magnifiques : juteux, profond et frais. Pour revenir à l'évolution du Domaine, j'ai terminé la sélection des terroirs les plus intéressants. Le reste a été arraché, loué ou vendu. Les principales plantations sont achevées. La superficie totale des vignes se trouve réduite à 22 Hectares, sans diminution d'éffectif. Les seize années depuis la création ainsi que l'expérience familiale vigneronne (plus de cinq générations) m'ont amené à comprendre un peu mieux la nature, le vin et la terre et donc a faire ces choix.
Le vin des Cocalières tient ses promesses se définissant par une fraîcheur longue quelque soit l'année. Les quantités sont encore limitées et je vous conseille d'enlever rapidement.
Le Montpeyroux 2002 est charmeur. Il est moins massif que le 2001 mais non dénué de chair. Certains d'entre vous l'ont jugé comme étant le meilleur depuis le début. Je considère que chaque millésime a sa qualité et que chacun d'entre nous éprouvons des sensations différentes. Il est vrai que les pluies nous ont épargnées (les grosses précipitations de Septembre étaient à l'est du département) et c'est un été plutôt frais qui influence ce millésime 2002. Il se caractérise donc par beaucoup de fruit et de fraîcheur. Les autres saisons comparables furent 1992 et 1997. Elles ont été dans les cinq années les plus appréciées le jour de la verticale de Février 2003.
Sylvain Fadat

Saison 2003:


Des températures négatives pendant plus de quinze jours sont un phénomène climatique rare pour notre région. Il a même fait jusqu'à moins dix degrés à plusieurs reprises ! L'hiver fut aussi très pluvieux et le sol a accumulé de bonnes réserves d'eau. La taille s'est terminée à la mi-Mars et les travaux de printemps ont pu s'accomplir sans trop de hâte car le débourrement (sortie des premiers bourgeons) avait une semaine de retard.
Après la taille, nous attachons, dépalissons, piochons, enlevons encore des pierres dans les vignes et effectuons tout les petits travaux indispensables à la pérennité des ceps. Ensuite viennent les premiers labours, immédiatement après que les risques de gelées matinales disparaissent. Cette année a été très calme en traitements car à partir du mois de juin, la chaleur a été constante jusqu'aux premières pluies du dix sept Août.
Ce n'a pas été des trombes d'eau mais cela a été bénéfique aux jeunes vignes qui commençaient à souffrir de la chaleur et de la sècheresse. Les autres vignes de plus de cinq ans ont parfaitement résistées. Les labours réguliers, le bon entretien et les petits rendements depuis le début d'Aupilhac il y a quinze ans, ont contribué, en plus du terroir, à la résistance des vignes.
Les vendanges démarrent avec deux jours d'avance. La récolte 2003 est normale, sans chute de rendement mis à part sur les Syrah. Je ne suis pas un fanatique de ce cépage car je pense que physiologiquement il n'est pas adapté à notre climat trop chaud et sec. J'en ai justement vendu l'hiver dernier deux hectares. C'était un vin impressionnant pour les journalistes mais sans équilibre et donc trop lourd et non désaltérant. Les fermentations alcooliques et malolactiques se sont bien terminées et les vins commencent leurs élevages en foudres et barriques.
Je viens d'acheter quatre nouveaux foudres car je pense que ce contenant convient bien à nos vins. Ce millésime ressemble à 2001, c'est-à-dire concentré et souple à la fois. Les nouvelles vignes de Cocalieres, en altitude, nous procurent beaucoup de joie. Depuis trois ans les arômes frais, épicés et minéraux au nez ainsi que l'équilibre et la souplesse en bouche se reproduisent ; le terroir s'exprime et nous aimons son goût. Nous avons eu froid, nous nous sommes mouillés et nous avons eu chaud.
Finalement, une année normale, des saisons à leur place qui récompenseront le terroir et l'homme.
Sylvain Fadat

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